[1-2] Une ère de Chaos.

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[1-2] Une ère de Chaos.

Message par Le Charade le Mer 5 Oct - 12:40

Nous sommes une dizaine. Des habitants d’un petit village au Nord-Ouest de Proncilia, loin des grandes bâtisses et des riches habitants de la Capitale.  
Là-bas où même les plus pauvres sont méprisants à notre égard. Quoi qu’il en soit, nous avons fait un long chemin, pour vendre nos récoltes et le fruit de notre labeur fut récompensé, nous ramenons le gain à nos familles respectives.

Je m’appelle Jean et mes compagnons de voyage ne sont autres que des amis, des frères. Ici, tout le monde se connait, et tout le monde s’apprécie.
Le chemin fut long, mais nous y voilà enfin. Nous avons traversés les plaines et les forêts sans embûches jusqu’à la Capitale pour vendre le fruit de nos récoltes, de notre travail.

Je vois au loin des lumières qui éclairent notre havre de paix, elles symbolisent sans doute le retour des héros. C’est comme ça que nous sommes accueillis au village à chaque fois que nous revenons de la ville avec notre dû : en héros.

Notre petit monde est situé loin de toutes les villes et de leurs tumultes, en marchant une heure, nous pouvons apercevoir au loin la muraille qui nous protégeait autrefois des armées du Tyran. Mais tout ça est bien loin désormais, et nous allons enfin pouvoir vivre sans craindre les guerres.

La lumière, des flammes qui dansent. La fumée, l’odeur de chaire brûlée. Les battements de mon cœur s’accélèrent, mes jambes s’emballent, mes poings se serrent, mes yeux se ferment.

Mes jambes cèdent, je m’effondre, tout d’abord la peur m’envahit, la tristesse, et enfin la colère, une colère sourde, aveugle.
Tout autour de moi il n’y  a plus rien d’autre que le chaos : Les flammes dévorent les maisons, nos récoltes, les corps de mes amis gisent au sol morcelés dans  une mare de sang abominable. La végétation est rouge, le village a l’odeur de la mort.

Une tempête s’est abattu sur nous, une armée violente et enragée, Narthe elle-même et a changé notre havre de paix en enfer.

Je lève les yeux, et à ce moment je n’entends plus rien, même pas les hurlements de terreur de mes accompagnateurs qui disparaissent engloutis par la nuit. La haine se lit dans me regard, et mes jambes se laissent porter par la rage.

Je me dresse de toute ma stature, mon mètre quatre-vingt venants défier ce sourire de cauchemar qui se délecte du carnage.
Il sourit. Je ne sais pas ce qu’il est, je n’ai aucune idée de ce qu’il a fait, ce qu’il fait là. Mais je sais une chose, il sourit. Il se gave de notre souffrance, il boit notre mort.

Je ramasse une fourche et je m’élance, je dresse cette arme au-dessus de ma tête et je m’apprête à le frapper de toutes mes forces !
Une force me barre la route, elle me soulève de terre et me broie la gorge, je n’arrive pas à distinguer ses traits, c’est une force de la nature, il dépasse aisément les 2 mètres et m’a stoppé net.

Je vois le sourire se rapprocher, et j'entends des bruits de pas, de toute évidence ils sont deux, et ce n’est pas eux qui me tiennent au-dessus de terre, j’essaye de me débattre, de frapper, de tuer, pour venger les miens, mais c’est impossible.

Et quand enfin j’aperçois leurs visages, le visage des deux monstres…
Alors je prie. J’implore Donblas de rendre justice, Aariba de me pardonner mes fautes du passé, Vanilius de me conduire dans sa cape funeste vers son royaume, loin de ce cauchemar.


Mais ce soir, les Dieux ne me seront d’aucun secours.
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